CGT Finances Publiques Gironde

Non de gauche : réunion à Cenon (Gironde) le 9/05. (Article de Sud-Ouest)

mercredi 11 mai 2005 par webmestre

CENON (33). — Un millier de partisans du non de gauche réunis hier soir (9/05) autour d’Henri Emmanuelli.

Article de Sud-Ouest.
Où l’on reparle de la directive Bolkestein

« Ca fait du bien de se sentir en famille. » Ce cri du cœur, c’est Germinal Peiro, député socialiste de Dordogne, qui l’a poussé hier soir, à Cenon, dans la banlieue bordelaise, où les tenants du non de gauche étaient venus dire tout le mal qu’ils pensent du texte soumis à référendum. Il y avait là toutes les composantes de la « gauche de la gauche », de forts bataillons du Parti communiste, des membres de la LCR, tandis qu’à l’entrée, des militants des Verts favorables au non distribuaient des tracts. Mais c’est surtout la présence au premier rang de figures socialistes girondines qui retenait l’attention, à commencer par celle de Philippe Madrelle, président du Conseil général, assis aux côtés de la députée Conchita Lacuey et d’ex-membres de l’Assemblée comme Pierre Garmendia où François Deluga. Au cours de ce meeting, les intervenants se sont succédé, du président d’Attac aux responsables des comités et collectifs pour le non de gauche, en passant par le maire PCF de Sainte-Eulalie. Tous ont mis en valeur une campagne au traitement « déséquilibré » dans les médias, avec une Christine Ockrent qui commence à devenir une forme de symbole puisque, à plusieurs reprises, elle a été copieusement sifflée. Germinal Peiro s’est attaché à évoquer un projet de Constitution « ultralibéral », lançant : « L’Europe a apporté la paix ; aujourd’hui, ce texte va nous apporter la guerre économique. » Et d’ajouter : « J’ai toutefois l’impression que le peuple ne se laissera pas faire. Il n’y a pas que des Madame Ockrent en France. Il y a beaucoup de femmes qui gagnent l’équivalent de 4 000 francs par mois en effectuant vingt-huit heures hebdomadaires dans les grandes surfaces. »

Misère contre misère. Un propos repris et amplifié par Henri Emmanuelli, lequel, évoquant l’ignominie du dumping social, s’est emporté : « On lâche la misère contre la misère. Un homme se disant de gauche ne peut pas dire oui. » Le député des Landes a également confié avoir eu connaissance, tout récemment, du dépôt, le 28 avril dernier, par des députés verts européens, d’une résolution tendant à retirer le principe du pays d’origine de la fameuse directive Bolkestein. Résolution repoussée... avec le concours de huit voix socialistes. Dont celle M. Emmanuelli dixit de Pierre Moscovici. A noter aussi qu’il a profité de cette réunion girondine pour traiter de « pauvres imbéciles » ceux qui lancent aux tenants du non qu’ils votent « comme Le Pen ». « François Mitterrand était-il d’extrême droite en votant comme Tixier-Vignancour contre la Constitution de 1958 ? », s’est-il interrogé.


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